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Au jardin des souvenirs
Dans le chemin de terre qui longe la rivière
Il faisait chaque jour sa virée coutumière
Passait dans les sous bois tel un randonneur
Et cueillait au passage un gros bouquet de fleurs.
Il n’était pas très grand mais le pas sûr et franc
Il allait chaque jour faire le tour de son champ
Il partait aux aurores au lever du soleil
Mamie disait toujours, y a pas son pareil
Dans son marais si calme on aurai pu dormir
Mais les oiseaux chantaient toujours pour l’accueillir
La fourche bêche au pied, bûcheur comme personne
Il était sûr qu’ici la récolte était bonne
Il n’y avait ni pêcheurs, ni chasseurs
Que le bruit du silence et le tic tac de l’heure.
Peut être un jardinier au fin fond d’un carré
Qu’il saluait d’un grand geste sans pour ça s’arrêter
Carottes et poireaux ne pouvaient pas souffrir
Car ils les abreuvaient le soir avant de partir
Il sortait souvent la montre de son gousset
Pour ne pas être en retard le soir pour le souper
Au bout du petit carré il y avait une source
Ou têtard et tritons se faisaient la course
Mamie serai inquiète de ne pas voir revenir
Son papi fatigué d’une journée bien remplie
Le soleil se couchant, il lui fallait rentrer
Avec dans sa brouette les outils nettoyés
Pourtant un peu déçu de ne pas avoir fini
Le carré commencé du début d’ après midi
Repassant le sous bois tel un randonneur
Il cueillera au passage un gros bouquet de fleurs
Demain il refera sa virée coutumière
Par le chemin de terre qui longe la rivière.
Bizous de nous tous
MamiNa
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